Estimation d'un restaurant

Publié le 14 Octobre 2016

Petites clés de réussite d’une bonne évaluation de fonds de commerce dans la restauration !

 

La valeur d'un restaurant varie entre 60 et 190% du CA annuel. Pour de la restauration rapide, de type Fast food, comptons entre 40 à 110 % du CA annuel.

 

Pour tous les types de commerces, il existe des barèmes de valorisation à utiliser à titre indicatif, pour évaluer, ou du moins se donner une tendance, de la valeur d’un fonds.

Pour les restaurants, la fourchette est très large car un pourcentage du chiffre d’affaires ou du résultat ne peut suffire à une évaluation fiable et correcte.

Pour illustrer les limites du barème, il suffit de prendre l’exemple de deux restaurants à chiffre d’affaires identique, 250 000 €, dont l’un dégage 35 000 € de résultat net et l’autre 64 000 €. Il semble évident que leurs valeurs ne peuvent être similaires. L’un des deux a une rentabilité deux fois plus élevée!

 

La rentabilité est-elle suffisante pour rembourser l’emprunt ?

Il convient d’étudier attentivement les comptes du vendeur. En particulier, la rentabilité dégagée doit permettre de rembourser l’emprunt souscrit, généralement sur 7 ans, pour financer l’acquisition.

Il faut regarder si 80% de la capacité d’autofinancement (la CAF ou trésorerie d’exploitation est le résultat du restaurant augmenté de l’amortissement des immobilisations) permet de rembourser l’emprunt souscrit. Si ce n’est pas le cas, le prix de l’affaire est trop élevé par rapport à sa rentabilité.

On retient 80% de la capacité d’autofinancement et non pas 100% car cela reviendrait à dire que toute la trésorerie doit être utilisée pour rembourser l’emprunt. Or, il convient de garder de la trésorerie en cas de baisse d’activité, par exemple pour les investissements.

Il est donc essentiel d’établir les comptes prévisionnels du restaurant que l’on souhaite acheter afin de connaître la rentabilité dégagée et voir si celle-ci est suffisante pour rembourser la dette.

 

Autres éléments à prendre en compte

L’évaluation demande une étude plus approfondie que la seule analyse des comptes du vendeur.

 

En effet, il faut s’intéresser :

Au personnel en place dans le restaurant : a-t-il les compétences requises ?

A la concurrence : combien et quelle concurrence à proximité ?

A la clientèle : est-elle plutôt fidèle ou de passage ?

A l’emplacement : l’endroit est-il suffisamment fréquenté ?

Aux perspectives d’évolution : y a t-il une récente implantation d’entreprises à proximité avec du personnel qui cherche sans doute un endroit où déjeuner etc.?

A l’état du restaurant : est-il aux normes d’hygiène et de sécurité ?

Au bail en place  : montant du loyer, dépenses à la charge du locataire…?

 

Beaucoup d’éléments influeront sur le prix de vente fixé lors de la négociation tant à la hausse qu’à la baisse.

 

Attention à la valeur d’un restaurant qui dépend du « prix du marché » : c'est-à-dire de ce qu’un acheteur est prêt  à payer pour en devenir propriétaire.

 

Comme tout investissement, un restaurant ne doit pas valoir plus que les revenus cumulés anticipés sur une période de maximum 7 années.

 

Si la valeur du restaurant dépasse le bénéfice cumulé sur les 7 années à venir, nous vous conseillerons qu'il est trop cher !

 

Nous sommes à votre disposition pour intervenir

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