Retour à la croissance pour l'hôtellerie en Bretagne et en Pays de la Loire

Publié le 15 Avril 2017

Le chiffre d'affaires des hôtels de Bretagne et Pays de Loire a progressé en 2016 de 8%. Performance à comparer avec une régression de 2% sur l'ensemble de la France en raison de la chute du chiffre d'affaires à Paris de 13% et de 5% sur la Côte d'Azur.

La situation est encourageante alors que le nombre d'hôtels a légèrement diminué, pour la première fois depuis cinq ans dans l'Ouest. Une étude étalée sur 2012  et 2016 confirme que l'évolution du parc hôtelier est plus dynamique dans l'Ouest que dans le reste de la France. C'est en effet dans les grandes villes que sont créés le plus d'hôtels mais les villes moyennes de l'Ouest sont bien plus dynamiques que le reste de la France. La croissance dans l'Ouest est de +1,5% contre +0,5% au niveau national. Des villes comme Cholet, Laval et Vannes ont réussi même à atteindre une croissance de plus de 3% par an. Sur le littoral, la situation est inégale. Seules Saint-Malo, Douarnenez et Pornichet ont véritablement vu leur parc hôtelier progresser sur cinq ans. A l’inverse, plusieurs stations s’appauvrissent comme La Baule (- 2,5% par an en moyenne depuis 2012), Perros-Guirec (-3%), Saint-Jean-de-Monts (-2,7%) ou encore Saint-Nazaire (-1%).

L'hôtellerie de luxe en Bretagne et Pays de la Loire se porte bien

La hausse du chiffre d'affaires est particulièrement forte dans l'hôtellerie de luxe (+14%). Selon In Extenso, l'Ouest a bénéficié d’un ensemble de facteurs favorables : l’hôtellerie urbaine a été dynamisée en mai par le nombre modéré de week-ends prolongés. Les conditions météorologiques estivales ont globalement profité aux littoraux. Les Parisiens ont fait plus de courts séjours hors de la capitale et de son climat anxiogène. Le Grand Ouest a aussi bénéficié de la désaffection du Maghreb. Cette croissance est enfin liée au dynamisme économique et touristique de Nantes et de Rennes, qui ont enregistré des progressions significatives de leur chiffre d’affaires.

Depuis 2012, le parc hôtelier du grand Ouest connaissait une croissance de 0,4% par an. Cette progression, légèrement supérieure à la moyenne française de 0,3%, s'est arrêtée en 2016. Pour In Extenso, cette érosion est minime (200 chambres supprimées sur 50 000) et elle a deux explications: les créations de chambres se sont ralenties (seulement 3 hôtels ont été créés en 2016 en Bretagne) et 38 hôtels ont été fermés. Les fermetures ont touché principalement la Bretagne, où le parc hôtelier a reculé de 1%, alors qu'il est resté stable en Pays de la Loire. Selon In Extenso, pour environ un tiers des fermetures, il s'agit de petits hôtels indépendants, souvent ruraux ou littoraux, qui ont connu une défaillance. Le deuxième motif réside dans les cessations volontaires d'activité, notamment les départs à la retraite.

 

Nous restons a votre disposition pour toutes demandes d'expertises en évaluation hôtelière.