Situation de rentrée mitigée tant en Habitation qu'en Entreprise

Publié le 10 Septembre 2018

Dans l'immobilier d'habitation ancien, selon le baromètre publié par PAP, Particulier à Particulier, de juin à août 2018, les signatures de compromis sont en baisse de 15 % par rapport à la même période en 2017. « La hausse des prix n’est plus compensée par la baisse des taux, le marché ralentit ».  Le taux moyen (toutes durées confondues) est assez stable (1,43 % en juillet 2018 contre 1,49 % en janvier 2017, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA).

La plupart des villes enregistrent une hausse comprise entre 5 % et 8 %. Certaines métropoles, profitant de leur dynamisme et de leur attractivité pour attirer des acheteurs à fort pouvoir d’achat immobilier, affichent des hausses importantes : c’est le cas à Lyon, Bordeaux, Tours, Nantes, Toulouse et Villeurbanne.

Dans l'immobilier d'habitation neuf, les difficultés se poursuivent pour les professionnels de la construction comme l’a fait savoir le ministère de la Cohésion des territoires le 29 août.

De mai à juillet 2018, les autorisations de logements à la construction ont chuté de 2,2 % par rapport au trimestre précédent (après - 2,5 %). Si le collectif tend à se stabiliser (+ 0,4 %), l’individuel est toujours au plus mal (- 6,3 %). Sur un an à fin juillet, 474 800 unités ont été autorisées, soit une baisse de 4,5 % au regard de l’année précédente (soit - 4,0 % pour l’individuel et - 4,8 % pour le collectif).

Les mises en chantier ont baissé de 1,3 % de mai à juillet par rapport au trimestre précédent mais elles affichent une progression non négligeable de 3,4% sur douze mois, avec 421 400 unités. Sur un an, l’individuel progresse de + 1,6 %, tandis que le collectif augmente de + 4,8 %.

En juillet 2018, le taux d’annulation des logements atteignait 10,8 % dans l’individuel et 24,4 % dans le collectif. Le délai moyen d’ouverture de chantier s’élève à 5,3 mois dans l’individuel et à 11,2 mois dans le collectif.

40,9 millions de m² en immobilier d'entreprise ont été autorisés à la construction de août 2017 à juillet 2018 ( + 5,1 %). Cela s'explique par le dynamisme des bureaux (+15,2 %), des entrepôts (+ 13,9 %) et des locaux industriels (+ 13, 2%). En revanche, sur les trois derniers mois, seulement 9,7 millions de m² ont été autorisés, soit en baisse de 6,3 % par rapport à la même période en 2017.

De nombreux secteurs sont en net recul, dont les locaux commerciaux (- 27,6 %), les bureaux (- 7,9 %) et les exploitations agricoles ou forestières (- 6,0 %).

Les mises en chantiers représentent 27,8 millions de m² d’août 2017 à juillet 2018 (+ 13,1 %), dont 7,1 millions de m² au cours du dernier trimestre (+ 24,6 %). Le ministère de la Cohésion des territoires note que tous les secteurs ont progressé, avec un fort dynamisme du côté de l’artisanat. La prudence reste cependant de mise pour les mois à venir.

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