Les impacts du Covid-19 sur le marché immobilier

Publié le 27 Mai 2020

L’agent immobilier Daniel Féau publie une étude intéressante sur les impacts de la période de confinement sur l’immobilier haut de gamme. Le panel porte sur plus de 900 personnes sur Paris et sa proche couronne Ouest interrogées lors de la première quinzaine de mai.

Les futurs acquéreurs qui étaient en recherche de biens vont reprendre leur quête avec la même ardeur et le même budget voire un budget plus conséquent.

Les prix sont orientés à la baisse sur l’ensemble de la France  mais devraient rester stables sur Paris et Paris Ouest. En immobilier commercial, nous appliquons sur certains secteurs un abattement Covid 19 de 10%.

Pour les biens correspondant à ce qu’attendent les acheteurs, la hausse devrait continuer.

Parce que les acheteurs recherchent une résidence principale, cette hausse va se poursuivre sur les grands appartements de plus de 135 m² ou principalement les maisons familiales avec plusieurs chambres.

Les biens dédiés à l’investissement locatif présentent toujours un bon potentiel en raison des taux de crédit attractifs.

Pour les biens haut de gamme, la crise sanitaire n’aura eu aucun impact sur les caractéristiques des biens recherchés mis à part que ce sont surtout les biens disposant d’espaces extérieurs qui correspondent à la demande.

Les maisons situées dans la couronne ouest présentent avec le télétravail un potentiel intéressant tant en résidence principale qu’en résidence secondaire.

Les acquéreurs sont prêts à vendre avant d’acheter ; ce qui est un gage de grande confiance dans l’évolution du marché.

Les acquéreurs s’attendent à ce que les taux d’emprunt augment dans les mois à venir en raison du niveau de la dette souveraine.

Autant nous sommes d'accord sur l'appréhension du marché immobilier, autant nous pensons lors de nos évaluations par la méthode du Cash Flow que les taux devraient rester stables.

Les taux ne devraient pas augmenter à court terme car l’OAT 10 ans est toujours en territoire négatif ( -0.0380 au 25/05/2020 contre +0.363 le 18/03/2020. Il est redevenu négatif début mai !). Sur un an, l’inflation française est de +0.3%.  Cette situation exceptionnelle résulte de la baisse des prix de l’énergie et des produits manufacturés et d’un net ralentissement des prix des services et du tabac.

Certes, les prix de l’alimentation ont augmenté de +3,7% sur un an.

Tant qu’à la dette souveraine, les États n’ont aucun intérêt à ce que les taux augmentent. Le Trésor Public emprunte pour payer les intérêts de la dette qui augmente de 2 665 € par seconde. En raison de la crise du Covid 19, le déficit public devrait être de 9% du produit intérieur brut (PIB) avec une dette de 115%.

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